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Le départ de Louis Joinet

18 juin 08

Juan Gasparini/Tdh

L’expert indépendant qui a sans doute le plus marqué l’histoire de l’ONU des droits de l’homme a fait ses adieux hier au Conseil des droits de l’homme. Et ce en présentant son dernier rapport de rapporteur spécial pour Haïti.

Dans les années 70, l’avocat français s’est fait connaitre en tant que membre de la Sous-commission des droits de l’homme, un mandat qu’il a rempli pendant 17 ans. Dans ce cadre, Louis Joinet a fustigé les dictatures communistes d’Europe de l’Est et les régimes fascistes d’Amérique latine. Ces études ont été à la base des textes onusiens contre l’impunité, tout comme la Convention internationale contre les disparitions forcées.

Par la suite, il a participé à la création du Groupe de travail contre la détention arbitraire au sein de la Commission des droits de l’homme et visité pendant 6 ans des prisons dans le monde.

Louis Joinet termine donc ses 30 ans de carrière comme rapporteur spécial pour Haïti. Avant de céder sa place à un autre français, Michel Forst, l’avocat a plaidé en faveur d’une série de mesures pour améliorer et protéger les droits de l’homme à Haïti .

« Il ne suffit pas, pour assurer le retour à un État de droit, d’organiser des élections et de se doter d’un parlement. Encore faut-il que se forge une culture de partis politiques », a souligné Louis Joinet, avant de préciser qu’à Haïti, on est « en présence d’un système hybride, mi-parlementaire, mi-présidentiel difficilement viable tant que la classe politique n’aura pas la volonté de s’organiser pour qu’existe enfin un parlement doté d’une véritable majorité, stable et de conviction et d’autre part d’une opposition créative apte à engendrer l’alternance. »

 
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