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Loading... Plaidoirie de Moreno Ocampo à New York pour le Darfour
Tdh
Juan Gasparini/Tdh Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno Ocampo, vient d’achever une visite de quatre jours à New York pour convaincre les chefs d’État et de gouvernement, réunis à l’occasion à l’Assemblée générale de l’ONU, du bien-fondé de sa demande d’arrestation du président soudanais, Omar al-Bachir. Le procureur de la CPI a demandé en juillet dernier aux juges de la Cour de délivrer un mandat d’arrêt contre le président pour les crimes commis au Darfour. Il fait face à une manœuvre de l’Union africaine qui veut obtenir du Conseil de sécurité de l’ONU une suspension d’enquête pour 12 mois renouvelables en invoquant le chapitre VII de la Charte des Nations Unies au nom de la sauvegarde de la paix dans le monde. L’article 16 du statut de Rome, qui a fondé la CPI en 1998, ouvre cette possibilité, mais après que le mandat d’arrêt proposé par Moreno Ocampo contre Omar al-Bachir soit accepté par une « Chambre préliminaire » composée de trois juges, ce qui n’est pas encore le cas. Une décision serait imminente car cette chambre, constituée de trois femmes, devait d’abord régler une affaire précédente concernant la République Démocratique du Congo (RDC), ce qui a été fait vendredi 26 septembre. Selon le site internet de la CPI, Moreno Ocampo a affirmé à New York : « Nous nous sommes vu confier un mandat judiciaire et nous l’avons exercé. Nous avons présenté des arguments solides. Il ressort des éléments de preuve que les crimes se poursuivent aujourd’hui encore contre les habitants du Darfour. M. Al-Bashir exerce un contrôle absolu sur ses forces qui violent des femmes, mettent en place dans les camps des conditions propres à détruire des communeautés entières et continuent de bombarder des écoles. La décision appartient aux juges. Il s’agit là d’un défi gigantesque que doivent relever les dirigeants de la planète. Ils se doivent de protéger les victimes et de garantir le respect des décisions de la Cour. Les personnes recherchées par la Cour doivent répondre de leurs actes devant la justice. Entre des criminels et 2,5 millions de victimes, il convient de faire le bon choix ».
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