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Loading... L’étau se resserre sur l’Iran
Stéphane Bussard/Le Temps - La pression monte dans le dossier nucléaire iranien. C’est un peu le jeu de la réaction et contre-réaction. Jeudi, l’Australie a déclaré avoir intercepté trois cargaisons de matériel destinées à l’Iran. L’une d’elles comprenait des pompes qui pourraient servir à refroidir des installations nucléaires. Le premier ministre australien, Kevin Rudd, a justifié cette mesure par la menace qu’un Iran nucléaire ferait peser sur la paix régionale et mondiale. Du côté américain, le New York Times avançait lundi que, pour se prémunir d’une éventuelle attaque iranienne, les Etats-Unis avaient accéléré le déploiement de systèmes antimissiles dans le Golfe, dont des batteries Patriot. Des navires spécialisés étaient en train d’être déployés au large des côtes iraniennes et des intercepteurs de missiles installés au Qatar, dans les Emirats arabes unis, à Bahreïn et au Koweït. A Téhéran, la contre-réaction ne s’est pas fait attendre. Mercredi, la République islamique a testé avec succès le lancement d’une fusée spatiale, et le président iranien a une nouvelle fois joué avec l’offre des six puissances négociatrices (Etats-Unis, Chine, Russie, France, Grande-Bretagne et Allemagne) d’enrichir de l’uranium iranien à 19,75% à l’étranger, notamment en Russie et en France avant de le rapatrier en Iran. Il y a quelque temps, Téhéran avait pourtant refusé, sans le dire clairement, l’offre qui prévoyait le transfert à l’étranger de 1200 kilos d’uranium, la quantité minimale nécessaire pour créer une bombe atomique. Il avait soumis une contre-offre en proposant 400 kilos. Réticences chinoises Face à ces tergiversations de l’Iran, les six puissances durcissent le ton, à l’exception de la Chine. Pour la France et son premier ministre, François Fillon, « le moment est venu d’agir ». Le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, estime que l’Iran s’expose à de « fortes sanctions ». Pékin, a contrario, juge contre-productif de parler de sanctions. Il ne perçoit pas la menace iranienne avec la même urgence que Washington. Il a surtout des intérêts économiques et géopolitiques manifestes en Iran, notamment dans le secteur énergétique.
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